Il n'y a pas de chameau (deux bosses) au Maroc, il n'y a que des dromadaires (une bosse). Vous saviez ? Pas moi. Comme quoi les voyages, ça sert beaucoup à se coucher moins niaiseux que la veille. Tout comme j'ai appris, d'ailleurs, la différence entre les berbères, les bédoins et les touaregs. En gros : tous sont, de moins en moins il est vrai, nomades. Sauf que les bédoins parlent arabe et originent à peu près du Yémen alors que les berbères parlent leur propre langue et sont au Maroc depuis le paléolithique, oui monsieur, et constituent l'ethnie majoritaire dans ce beau pays (oui madame). Et les tourages ? Comme pour les chameaux, ça n'existe pas au Maroc.
Et puis je pourrais vous en raconter pas mal plus sur le sujet et peut-être que si une majorité des 7 membres actifs de mon blogue insistent, je vous expliquerai tout cela avec moultes détails. Je le peux surtout parce que, notre guide durant nos quatre jours vers le désert du Sahara, Idir, un berbère érudit et polyglote, a fait de moi quelqu'un qui, trois nuits durant, s'est couché pas mal moins niaiseux. Sauf que je vous ai également promis de vous expliquer pourquoi le Maroc ne manque pas de charme et, justement, passer quelques jours avec un guide qui vient du coin m'aura donné toutes les armes nécessaires pour faire de mes lecteurs des jaloux et envieux d'être à ma place.
A notre première journée en 4x4 nous avons pris une pause-thé à la menthe dans une famille berbère - nomade celle-ci - avec Idir pour nous servir de traducteur. Visiblement surpris de notre visite, le père de famille nous convia dans la grotte familiale pour nous préparer le thé avec toutes les procédures d'usage... Décors pittoresques mais authentiques tout à la fois avec en plus la possibilité de poser toutes les questions à cet homme qui n'a jamais vécu autrement qu'au pied ou au sommet de sa montagne. Fantastique! Et comme pour ajouter à l'intensité du moment, c'est sur le point de quitter que, timidement, le plus jeune demande à notre guide si nous n'aurions pas quelques pillules pour le maux de tête de sa grand-mère. Visiblement souffrante, je me suis retrouvé à expliquer, toujours grâce aux traductions d'Idir notre guide, la posologie à suivre pour un régime intensif d'Advil de trois à cinq jours. Très ému, je l'étais certainement et le suis encore en repensant à cette octogénaire qui, à défaut d'avoir réussi à régler le mal qui l'afflige, n'aura jamais les moyens de se payer une visite chez le médecin...
Prochainement sur mon blogue: quelques nouvelles définitions du marocains de la rue et surtout je vous raconte pourquoi il semblerait que les berbères aiment bien le folklore de chez nous... à suivre!
samedi 24 avril 2010
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J'insiste moi pour une continuité de ton blogue !!! ON VEUT LA SUITE!!!!!!!!!!
RépondreSupprimerTu y vas comme tu le sens, tu sais. On va te lire que tu sois chiche de détails ou non...
RépondreSupprimerOn veux la suite!!!!!
RépondreSupprimerOn va prendre ce que tu peut nous donner... 3 a 4 pages par jour serait un bon début!!!! lol Ils ont pas de connection WIFI au milieu du saraha???
RépondreSupprimeron demande officiellement la suistre!
RépondreSupprimerTahder el 3arbia dorka?
RépondreSupprimerdisons qu'il faudrait commencer par clarifier le concept de grotte... j'ai bien hâte de lire tes mésaventures et désagréments. parce que tu fais chier quand même
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