Dans le sud du Maroc, il est courant d'apercevoir, gravé sur un rocher ou peinturé sur un mur, une lettre berbère qui ressemble à un bonhomme-allumettes les bras dans les airs : c'est amazir, une lettre qui signifie homme libre. Anodin au premier regard, le symbole est lourd de sens. J'ai écrit précédemment que les Berbères constituent l'ethnie majoritaire sur le sol marocain. Les exemples, sur cette planète, de majorités dont les droits sont bafoués par une minorité ne manquent pas. Et tel a longtemps été le cas des Berbères ici. Sous le règne du roi Hassan II, père de l'actuel roi Mohammed VI, leur langue étaient interdites dans les communications officielles. Vous allez à la poste ou la banque et voudriez vous adressez à votre vis-à-vis dans votre langue natale commune ? La prison! C'est ce qui, parmis tant d'autres choses, fait du roi actuel un homme populaire et louangé de toutes parts - gare à ceux qui diront le contraire! La discrimination linguistique n'a plus lieu et les services, de même que l'enseignement aux enfants, sont de plus en plus ouvert à ce que l'arabe et le français laissent une place aux dialectes berbères.
Les irréductibles Berbères, qui ont d'ailleurs repris à leur compte ce titre péjoratif de "barbares" attribués par les Romains, ont sans doute résisté à l'assimilation entre autres grâce à une tradition et une culture fortes mais aussi une organisation sociale homogène. En effet, chaque Bèrbère appartient à une tribu clairement identifiée par un nom et un territoire. Ensuite, chacune des tribus est divisée en factions, délimitées géographiquement, qui elles-mêmes comportent plusieurs famille. Le nombre des ces sous-ensembles varient bien sûr selon la taille de la tribu et, davantage chez les populations rurales que citadines, ce type d'organisation demeure très répandu. Prenons par exemple la famille berbère chez qui nous avons bu le thé. A l'été, quand la chaleur devient insupportable, ils se déplacent vers les hautes montagnes à la recherche d'une maison-grotte d'été... Si, à la finde la saison, ils veulent retrouver leur maison-grotte d'hiver et qu'il se trouve occupé par un autre membre de la faction, et bien qu'à cela ne tienne, ils trouveront un autre endroit pour élire domicile. Car les individus et familles sont d'abord au service de leur faction à laquelle s'applique la notion de propriété foncière. Au contraire, le fait qu'une famille d'une autre faction ou d'une autre tribu soit installée sur le mauvais territoire est assurément source de conflits.
Et lorsque la fille de la même famille célébrera son maraige avec un autre membre de la tribu, plusieurs familles invitées seront conviés à un banquet de 3 à 4 jours ou tout le monde contribue par des mets faits à la maison. Cette fête devient alors l'occasion, et la seule, de faire se rencontrer les jeunes hommes et les jeunes femme qui, chaque de leur côté de la salle, se côtoient du regard (se parlent un peu ou dancent aussi des fois, ça dépend des coutumes) avant négocier les conditions de mariage auprès des parents. Les timides ne sont pas en reste pour autant car leur mère est chargée de faire les approches à leur place en cas d'impasse...
Eh oui, nous sommes certes bien loin des sites de rencontres, de cupidon, de la cruise dans un bar ou encore des multiples mariages et de l'atomisation des familles. Sauf que cette organistion a fait de plusieurs de ces tribus de redoutables combattants qui se sont bien souvent lancés, avec succès, à la conquête du magrheb et même de l'Andalousie.
Dans un autre ordre d'idée, l'organisation sociale des Berbères et leur culture leur confère une richesse artistique et musicale bien vivante : il existe autant de style de musique traditionnelle que de tribus, c'est-à-dire vraiment pas mal. Aussi, c'est dans un contexte de fin de soirée après une journée dans le désert que nos hôtes nous ont fait le plaisir de sortir les percussions et de nous interpréter a capella des classiques folkloriques du coin. Soudain, et je ne sais pas trop si c'est parce que j'étais le seul jeune homme de moins de trente sur la terrasse ou parce que l'on m'a confondu avec une vedette locale, un des musiciens s'est précipité vers moi, m'a tendu son djembé pour que je joue à mon tour un classique folkorique de che-nous! Iiiich... Se faisant insistant et ne voyant aucun moyen de me défiler de cette indésirable mais ô combien sympathique commande musicale, je me suis levé pour aller m'assoir au milieu des musiciens. Après avoir tenté de leur faire reproduire le rythme que fait des cuillères en bois et un tapeux de pieds, j'ai aussi entrepris d'expliquer le concept de la chanson à répondre. Puis, sentant mes musiciens un peu confus mais pleins de bonnes volontés, j'ai sorti ma voie de velours : par un beau dimanche au soir, en allant me promeneeeeer. J'ai rencontré la beeeelle et lui ai demandéééé... dondaine d'laridaine matapatalimatou mantataloumalimatou mantatalou d'la ridééééé. Eh oui! L'intégrale. Un moment cocasse, et un beau peid de nez au "choc des civilisations", qui s'est terminé par des rires, des blagues et du bon vin marocain... offert par un "barbare" à une "grenouille".
Bientôt : l'influence protuguaise et ma première visite dans un hammam. A suivre...
jeudi 29 avril 2010
lundi 26 avril 2010
Dictionnaire berbère
Les berbères ont un sens de l'humour omniprésent dans leur vie quotidienne. Certaines des expressions qui suivent m'avaient même déjà été racontées par d'autres aventuriers au Maroc. Et je n'ai pas tardé à les réentendre de bouches authentiques...
Whiskey berbère : Du thé à la menthe. Officiellement, personne ne boit d'alcool puisque tous sont musulmans ("par la force de l'épée" souligneront d'ailleurs plusieurs d'entre eux).
La climatisation berbère : Il s'agit de la gandora, cette longue tunique généralement de couleur pâle, fait de deux trous d'aération à la taille et toujours brodée. L'idée de climatisation naturelle est autant un argument de vente, une occasion de détendre l'atmosphère qu'un reflet de leur fierté devant les étrangers de posséder des coutumes et traditions parfaitement adaptées à un climat difficile. Surtout pour un gars du Nord, voir quelqu'un vêtu de trois couches d'épaisseur (ils portent toujours au moins une chemise et un pantalon sous la gandora) à plus 30 degrés celsius suscite un minimum de consternation...
Le massage berbère : Plus d'une dizaine de minutes dans un petit chemin, même dans un 4x4 luxueux, campé entre l'Atlas et un troupeau de chèvre permet d'emblée l'AOBC (appellation d'origine berbère controllée). Nota bene : cela devrait également s'appliquer à toutes excursions de plus d'une minute à dos de dromadaire.
La luge berbère : Cela consiste à tirer une tierce personne par les pieds, du sommet jusqu'au pied d'une dune dans le désert. Un genre de crazy carpet sans carpet et sans neige non plus d'ailleurs. Commentaires d'une québécoise téméraire qui nous accompagnait ce jour-là : "Mettons que le sable est pas mal fin ici (ce qui est on ne peut plus vrai). Avoir su que j'n'aurais jusque dans mes (... mot inaudible, on devine cependant), j'aurais peut-être dis au guide de laisser tomber". Nota bene : mérite aussi l'AOBC mais ne risque pas de devenir une nouvelle discipline aux JO de Londres en 2012.
Enfin, je vous laisse cette fois-ci sur une devinette berbère. Près ?
" Qu'est-ce qui passe obligatoirement entre les deux seins avant de rentrer dans un trou?"
Une idée? Moi, je me demendais à quel genre de réponse ils s'attendaient quand on me l'a contée celle-là.
.....
Une ceinture de sécurité dans une automobile! hihihi...
Whiskey berbère : Du thé à la menthe. Officiellement, personne ne boit d'alcool puisque tous sont musulmans ("par la force de l'épée" souligneront d'ailleurs plusieurs d'entre eux).
La climatisation berbère : Il s'agit de la gandora, cette longue tunique généralement de couleur pâle, fait de deux trous d'aération à la taille et toujours brodée. L'idée de climatisation naturelle est autant un argument de vente, une occasion de détendre l'atmosphère qu'un reflet de leur fierté devant les étrangers de posséder des coutumes et traditions parfaitement adaptées à un climat difficile. Surtout pour un gars du Nord, voir quelqu'un vêtu de trois couches d'épaisseur (ils portent toujours au moins une chemise et un pantalon sous la gandora) à plus 30 degrés celsius suscite un minimum de consternation...
Le massage berbère : Plus d'une dizaine de minutes dans un petit chemin, même dans un 4x4 luxueux, campé entre l'Atlas et un troupeau de chèvre permet d'emblée l'AOBC (appellation d'origine berbère controllée). Nota bene : cela devrait également s'appliquer à toutes excursions de plus d'une minute à dos de dromadaire.
La luge berbère : Cela consiste à tirer une tierce personne par les pieds, du sommet jusqu'au pied d'une dune dans le désert. Un genre de crazy carpet sans carpet et sans neige non plus d'ailleurs. Commentaires d'une québécoise téméraire qui nous accompagnait ce jour-là : "Mettons que le sable est pas mal fin ici (ce qui est on ne peut plus vrai). Avoir su que j'n'aurais jusque dans mes (... mot inaudible, on devine cependant), j'aurais peut-être dis au guide de laisser tomber". Nota bene : mérite aussi l'AOBC mais ne risque pas de devenir une nouvelle discipline aux JO de Londres en 2012.
Enfin, je vous laisse cette fois-ci sur une devinette berbère. Près ?
" Qu'est-ce qui passe obligatoirement entre les deux seins avant de rentrer dans un trou?"
Une idée? Moi, je me demendais à quel genre de réponse ils s'attendaient quand on me l'a contée celle-là.
.....
Une ceinture de sécurité dans une automobile! hihihi...
samedi 24 avril 2010
Pas de chameau au Maroc...
Il n'y a pas de chameau (deux bosses) au Maroc, il n'y a que des dromadaires (une bosse). Vous saviez ? Pas moi. Comme quoi les voyages, ça sert beaucoup à se coucher moins niaiseux que la veille. Tout comme j'ai appris, d'ailleurs, la différence entre les berbères, les bédoins et les touaregs. En gros : tous sont, de moins en moins il est vrai, nomades. Sauf que les bédoins parlent arabe et originent à peu près du Yémen alors que les berbères parlent leur propre langue et sont au Maroc depuis le paléolithique, oui monsieur, et constituent l'ethnie majoritaire dans ce beau pays (oui madame). Et les tourages ? Comme pour les chameaux, ça n'existe pas au Maroc.
Et puis je pourrais vous en raconter pas mal plus sur le sujet et peut-être que si une majorité des 7 membres actifs de mon blogue insistent, je vous expliquerai tout cela avec moultes détails. Je le peux surtout parce que, notre guide durant nos quatre jours vers le désert du Sahara, Idir, un berbère érudit et polyglote, a fait de moi quelqu'un qui, trois nuits durant, s'est couché pas mal moins niaiseux. Sauf que je vous ai également promis de vous expliquer pourquoi le Maroc ne manque pas de charme et, justement, passer quelques jours avec un guide qui vient du coin m'aura donné toutes les armes nécessaires pour faire de mes lecteurs des jaloux et envieux d'être à ma place.
A notre première journée en 4x4 nous avons pris une pause-thé à la menthe dans une famille berbère - nomade celle-ci - avec Idir pour nous servir de traducteur. Visiblement surpris de notre visite, le père de famille nous convia dans la grotte familiale pour nous préparer le thé avec toutes les procédures d'usage... Décors pittoresques mais authentiques tout à la fois avec en plus la possibilité de poser toutes les questions à cet homme qui n'a jamais vécu autrement qu'au pied ou au sommet de sa montagne. Fantastique! Et comme pour ajouter à l'intensité du moment, c'est sur le point de quitter que, timidement, le plus jeune demande à notre guide si nous n'aurions pas quelques pillules pour le maux de tête de sa grand-mère. Visiblement souffrante, je me suis retrouvé à expliquer, toujours grâce aux traductions d'Idir notre guide, la posologie à suivre pour un régime intensif d'Advil de trois à cinq jours. Très ému, je l'étais certainement et le suis encore en repensant à cette octogénaire qui, à défaut d'avoir réussi à régler le mal qui l'afflige, n'aura jamais les moyens de se payer une visite chez le médecin...
Prochainement sur mon blogue: quelques nouvelles définitions du marocains de la rue et surtout je vous raconte pourquoi il semblerait que les berbères aiment bien le folklore de chez nous... à suivre!
Et puis je pourrais vous en raconter pas mal plus sur le sujet et peut-être que si une majorité des 7 membres actifs de mon blogue insistent, je vous expliquerai tout cela avec moultes détails. Je le peux surtout parce que, notre guide durant nos quatre jours vers le désert du Sahara, Idir, un berbère érudit et polyglote, a fait de moi quelqu'un qui, trois nuits durant, s'est couché pas mal moins niaiseux. Sauf que je vous ai également promis de vous expliquer pourquoi le Maroc ne manque pas de charme et, justement, passer quelques jours avec un guide qui vient du coin m'aura donné toutes les armes nécessaires pour faire de mes lecteurs des jaloux et envieux d'être à ma place.
A notre première journée en 4x4 nous avons pris une pause-thé à la menthe dans une famille berbère - nomade celle-ci - avec Idir pour nous servir de traducteur. Visiblement surpris de notre visite, le père de famille nous convia dans la grotte familiale pour nous préparer le thé avec toutes les procédures d'usage... Décors pittoresques mais authentiques tout à la fois avec en plus la possibilité de poser toutes les questions à cet homme qui n'a jamais vécu autrement qu'au pied ou au sommet de sa montagne. Fantastique! Et comme pour ajouter à l'intensité du moment, c'est sur le point de quitter que, timidement, le plus jeune demande à notre guide si nous n'aurions pas quelques pillules pour le maux de tête de sa grand-mère. Visiblement souffrante, je me suis retrouvé à expliquer, toujours grâce aux traductions d'Idir notre guide, la posologie à suivre pour un régime intensif d'Advil de trois à cinq jours. Très ému, je l'étais certainement et le suis encore en repensant à cette octogénaire qui, à défaut d'avoir réussi à régler le mal qui l'afflige, n'aura jamais les moyens de se payer une visite chez le médecin...
Prochainement sur mon blogue: quelques nouvelles définitions du marocains de la rue et surtout je vous raconte pourquoi il semblerait que les berbères aiment bien le folklore de chez nous... à suivre!
vendredi 16 avril 2010
Apprendre à parler marocain
J'ai plutôt de la facilité avec les langues. (J'allais dire " et dans tous les sens du terme", mais je ne le dirai pas. Ca fait mononc et puis ça nous écarterais trop du propos par ailleurs très sérieux dont je dois traiter ici...) Reprenons. J'apprends l'arabe classique à une bonne vitesse, je crois, et le fait d'en lire tous les jours dans les rues commerciales du Maroc m'aidera sans doute à m'améliorer. Sauf que... je comprends RIEN à ce qu'ils disent en darija (dialecte arabe marocain). Je m'y attendais. Cependant, on dirait parfois que je ne comprends pas le français marocains, celui de la rue, celui que les aventuriers doivent se dépêcher d'en entendre les subtilités. Ici, c'est à l'aide d'un petit lexique maison que je vous explique:
" Vous cherchez? Suivez-moi je vous indique l'endroit" . Traduction : si vous acceptez, alors je deviens votre guide et peu importe ce que vous donnerez, les touristes précédents ont donné le double au moins.
"Vous êtes au Maroc depuis longtemps?". Traduction : moins d'une semaine = + 20-30% du prix de départ.
"Entrez, c'est gratuit!" Traduction : L'entrée oui. Les pas qui suivent non.
"Voyez, les prix sont affichés" Traduction : C'est vrai, pour ce que vous voyez. Ce que vous êtes sur le point d'acheter, mon ami, comporte un trait distinctif qui justifie un prix nettement (jusqu'à dix fois, oui oui) plus élevé.
Mais maintenant que je suis un polyglotte avertit, je ne vous parlerai plus de rapports commerciaux avant de vous avoir raconter pourquoi le Maroc est un pays qui donne un goût de revenez-y.
Voilà ! On se reparle après mon excursion dans le désert. Slama!
lundi 12 avril 2010
Faire des achats dans un souk à Fès
En deux jours, je pense bien avoir essayé d'acheter le souk de Fès au complet. Me suis-je fait avoir? Voyons-voir... Hier, j'ai fait descendre le coût de mon gandora de 250 dirhams à 150 dirhams (20 piasses) avec la fameuse stratégie du "laisse tomber, ça m'intéresse pas vraiment et je m'en vais"... "Bon allez, je vous le donne; prenez-le" m'a-t-il répondu ! Bonne première expérience. Aujourd'hui, après un tour chez un herboriste aux fragrances franchement convaincantes, ma mère et moi nous ssommes laisser convaincre de suivre deux jeunes hommes à travers les souks pour visiter une tannerie. Très impressionnant et instructif tour guidé accompagné de magnifiques photos. Nous ne le savons pas encore, mais ce tour qui devait être "gratuit" sera plus tard le sujet d'âpres discussions ou nous allongerons quand même quelques dollars (nous avons des faces de millionaires dans leurs yeux, ne l'oublions pas). Enfin notre tour guidé se terminera, sans surprise, dans un magasin de cuir d'une grandeur insoupçonnée de l'extérieur. Le vendeur, absolument dévoué et insistant, nous fait tout essayer et tout voir, nous offre le thé à la menthe et puis négocie... Bon j'ai qund même fait baisser le tout de plus 70 dollars mais je suis quand même ressortit avec des babouches, un veston et un sac-cartable (pour y mettre mon ordinateur, durera toute ma vie, ça fait sérieux, c'est unique en son genre...) et des babouches. Le tout en cuire de TRES HAUTE qualité, choucrane jezilan. Devrais-je prendre la peine de vous dire que tout ce que voulais au départ, c'était des babouches, la chose la moins chère de tout le souk ou presque? Et malgré des prix pour du cuir qui ressemble à ceux de Montréal, je me consolle en me disant qu'il vaut mieux se faire fourrer dans un souk que de manquer l'expérience qui fera de moi un négociateur dur-à-cuir !!! Et puis après tout, mon "ami le vendeur, émerveillé par mes quelques connaissances de l'arabe, m'a donné un porte-feuille en cuir d'excellente qualité et m'a ensuite pris dans ses bras pour me souhaiter bon voyage. C'est-y pas beau la vie au Maroc ? Han?
samedi 10 avril 2010
Bienvenue sur mon blogue!
Je serai un blogger en cavale pour les 5 prochains mois. Pourrait-on m'appeler un blog-packer ? Je sens que nous développerons une relation bien singulière toi et moi. Et j'ai hâte.
Bon, je te laisse car je prends l'avion dans quelques heures, que j'ai juste hâte d'être arrivé, de dormir pendant 24 heures, de réaliser que je commence un voyage de presque 150 jours et de trouver quelque chose de plus soutenu à écrire qu'une simple livraison spontanée de mes états d'âme.
C'est un rendez-vous donc! Gros becs mouillés,
Nic
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